Notre-Dame du Perpétuel Secours

Historique

La paroisse de Notre-Dame du Perpétuel Secours a commencé à exister aux environs de 1925.
C’est le Cardinal Mercier qui a pris la décision de créer la paroisse, aussi appelée « de Floréal ». Elle tire son nom des cités-jardins du Logis et de Floréal dont les premières maisons ont été construites à la même époque. La première église a été bénie le 23 mai 1926 par Monseigneur Van Cauwenbergh. Elle fut d’abord répertoriée comme chapelle dédiée à Notre-Dame. Le 3 août 1927 elle fut reconnue comme église.

Les cités-jardins s’agrandissaient de plus en plus et 12 ans plus tard, l’église se révéla trop petite. Le curé de l’époque, l’abbé Kannaerts, envisagea la construction d’un nouvel édifice. Il serait construit en style nordique. Il évoquerait le pays d’où nous vint la Reine Astrid. Il serait dédié à Sainte Brigitte, très vénérée en Suède. La première pierre de cette église-mémorial parvint à la cure. Sur cette pierre de marbre blanc on pouvait lire :

HIC  LAPIS  ANGULARIS  A  PIO  XI.  P.M.
BENEDICTUS  EST  IN  HONOREM  S.S.  TRINITARIS
ET  PIAE  MEMORIAL
ASTRIDAE  REGINAE  BELGII.

Mais la crise de la fin des années 30 et le début de la guerre de 1940 empêchèrent cette initiative d’aboutir. Cette pierre est conservée dans un couloir de l’église actuelle.

L’abbé Kannaerts, qui avait porté tous ces projets, devait mourir quelques années plus tard, le 11 janvier 1945 au camp de concentration de Gross-Rozen. Il avait été un exemple de courage pendant la guerre. La paroisse de Floréal était devenue un centre important de la résistance. Un monument à sa mémoire se trouve toujours en montant à l’église. Chaque année, les autorités communales viennent le fleurir et y rendre les hommages à la Toussaint.

Un nouveau projet vit le jour. Ce fut l’architecte Marc Dessauvage qui fut chargé d’en concevoir les plans. Cette nouvelle église fut bâtie dans l’esprit de Vatican II. La construction de la nouvelle église se termina en 1969.

Certes, les fidèles de l’époque regrettaient la beauté de leur petite église. Même actuellement, il faut bien reconnaître l’aspect rébarbatif de l’ensemble du bâtiment quand on gravit la montée vers l’église. Mais, dès qu’on y pénètre, force est de constater l’aspect « fonctionnel » de l’ensemble.

Le concile Vatican II encourageait les chrétiens « à se réunir autour de la table ». C’est pourquoi l’autel, l’ambon et la présidence se situent au centre de l’église et au milieu des bancs. L’église est construite en gradins et aucune colonne ne vient couper la vue vers l’autel. Où que l’on se place, les chrétiens voient ce qui se passe à l’autel et participent d’autant plus activement aux célébrations.

Un escalier intérieur conduit aux salles spacieuses situées sous l’église. Elles servent de salles de réunion pour les repas paroissiaux, etc. Une vaste cuisine permet d’y cuisiner sur place. En hiver, deux fois par mois, elle est occupée par les bénévoles de l’équipe « Opération Thermos » pour préparer la nourriture et les boissons chaudes qui sont apportées aux moins chanceux, dans les gares.

C’est aux curés de l’époque, l’abbé Laloy et en juillet 1971 à l’abbé Victor Vanobberghen que fut confiée la lourde tâche de cette double
adaptation: d’abord, un changement énorme dans les lieux du culte et un changement encore plus énorme dans l’adaptation du culte préconisé par Vatican II.
L’abbé Victor Vanoberghen se soucia aussitôt de faciliter l’accès de l’église aux voiturettes des handicapés et aux personnes à mobilité réduite. Il fit construire un plan incliné à la porte gauche de l’église. Ensuite, il demanda que soit fixée une croix, grande et sobre, sur la façade avant de l’église. Elle témoignait, pour celui qui montait vers l’église, qu’il arrivait à la maison de Dieu.

Après 15 années d’occupation de locaux, certains réaménagements furent envisagés. Le curé de l’époque, l’abbé Paul van der Sloot, avait beaucoup d’idées d’aménagements. Mais la paroisse, composée en majorité par les habitants des cités-jardins, avait peu de ressources. Remettant à la disposition de la trésorerie de la paroisse l’argent qu’il avait reçu en cadeau de la part des fidèles pour fêter un anniversaire de son ordination sacerdotale, certains projets purent voir le jour.

On put construire, à l’arrière de l’autel, une paroi pour donner un caractère plus recueilli et priant au chœur de l’église. Une niche centrale fut aménagée pour y accueillir le tabernacle et le mettre en valeur.  Cette délimitation du chœur permettait  de séparer l’espace occupé par les très beaux fonts baptismaux qui ont heureusement été récupérés de l’ancienne église. On put aussi placer une cloison de dalles de verre coloré entre l’église et la chapelle de semaine. Ces dalles, très spéciales et lumineuses, ne se trouvent qu’en Italie. Elles ont été amenées spécialement pour cet ouvrage. Par un jeu de lumière, elles donnent un caractère chaleureux à l’ensemble lors des célébrations.

Dans la chapelle de semaine, l’autel n’était ni plus ni moins qu’une table de cuisine, bricolée pour arriver à la hauteur de l’autel et recouverte pudiquement d’une grande nappe blanche. Pieter Vanhaecke, ébéniste de Don Bosco, fit cadeau d’un autel digne de ce nom à l’abbé Paul van der Sloot, à sa demande à l’occasion de ses 25 ans d’ordination, en 1984. Il le construisit sur le modèle de l’autel principal. Pieter Vanhaecke fut très heureux d’accomplir ce beau travail d’ébénisterie, en bois de hêtre, et il le signa. Une relique de Jean Bosco, patron de la jeunesse, y est déposée. Dans cette même chapelle de semaine se trouve une grande croix aux proportions harmonieuses et nue de toute représentation. Elle a été réalisée, à la demande du curé de l‘époque, et offerte par un sympathisant non-croyant quand il apprit que le bois commandé était destiné à former une croix; ce fut un pur cadeau.

C’est aussi à Pieter Vanhaecke que nous devons l’orgue qui est une des pièces maîtresses de l’église. Cet orgue a, en fait, été construit probablement au cours de la deuxième moitié du 19e siècle par les facteurs d’orgue Lovaert pour la chapelle des religieuses de Brel Asper. Au début des années 1990, les religieuses quittent Asper et leur chapelle est fermée. L’orgue a été acheté par Pieter Vanhaecke et fut ainsi sauvé de la démolition. Or, il se fait que l’acoustique de notre église est en tout point comparable à celle de la chapelle des sœurs à Asper. Le jeune facteur d’orgues Pieter Vanhaecke restaura l’orgue Lovaert et en fit don à la paroisse. En avril 1993, l’orgue fut consacré, en grande pompe,  par l’abbé Jan Dekoster et l’abbé Paul van der Sloot, curés néerlandophone et francophone de la paroisse. Il fut inauguré par Jozef Sluys, organiste titulaire de la Cathédrale à Bruxelles et maître de Pieter Vanhaecke et par son fils E. Sluys, au violon.

De l’avenue des Archiducs, la pente qui mène à l’église rendait l’accès difficile aux personnes âgées et aux mamans avec des petits enfants qui auraient aimé faire une petite halte durant la journée. Un petit oratoire très priant fut construit à front de rue à gauche de la montée vers l’église.
Il est dédié à Saint Mutien-Marie, un saint belge tout récemment canonisé, frère des écoles chrétiennes de Malonne. Cet oratoire accueille toujours les fidèles et les passants toute la journée.

L’église resta de nombreuses années sans cloche, car celle de l’ancienne église avait disparu lors de la démolition de celle-ci. Pour y remédier, un clocheton fut construit sur le toit de l’église. Il abrite une cloche à laquelle on donna le nom d’Yvonne, du nom d’Yvonne Wolter, une paroissienne qui avait beaucoup travaillé pour la paroisse. C’est le curé actuel, l’abbé Thierry Vander Poelen qui présida, en 2004, à son baptême.

Actuellement, la paroisse de Notre-Dame du Perpétuel Secours fait partie de l’Unité Pastorale « Les Cerisiers ».

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